dimanche 27 juillet 2014

Bouleversée

J'avais dis que j'aurais un billet bientôt sur les conséquences de mes vacances sur mon poids, et bien mon cœur n'est pas du tout là ...

Tout a commencé hier.  Après l'entraînement de kickboxing, je suis allée prendre un café avec une amie.  Un café populaire, sans vouloir faire de la publicité ici, mais je tiens à ce que vous voyez le contexte, c'est le café T... H... On entends tout de la conversation de son voisin.  Mon amie et moi on discutait de toute sorte de chose.  Cette amie, une belle jeune femme toute féminine, a une histoire familiale similaire à la mienne, toute les deux nos parents ont eu une ferme laitière.  Mais la différence c'est que moi mes parents sont beaucoup plus âgés.  Alors moi je lui demande si ses parents ont terminé les foins.  On parle un peu des foins et je suis certaines qu'ont avait l'air étranges à tout connaitre comme cela, malgré nos beaux habits et nos manières de filles de ville !
Il y a un monsieur à la table d'à côté qui nous dit : 'Deux belles filles comme cela ne connait sûrement pas les foins'.  Puis là on lui dit notre expérience et il fut impressionné.  Lui il a terminé les foins, et là, c'est là que mon cœur a presque arrêté, il enlève sa montre pour nous montrer combien blanc il était sous sa montre, car ses bras sont tout bronzés à force de faire des travaux extérieurs, holalala c'est exactement comme mon papa quand il était dans son bon temps.  Ça m'a bouleversé ....

Une fois à la maison je conte cela à Bel Amoureux et ça me chagrinait un peu.  Je lui dis tu sais tu n'as pas connu mon papa dans son bon temps.  Mon papa c'était un homme fort, mon homme fort, justement parlant des foins il aimait montrer à tous les petits jeunes qui venaient travailler au foin qu'il était capable de tirer une balle de fois par dessus un énorme voyage.  Bien des jeunes, y compris moi, ont souvent essayé de lancer cette balle de foin mais sans grand succès.

Ce matin je parle à ma maman, déjà que mon papa allait pas trop bien, il semble se porter plus mal, il ne semble plus capable de manger.  Quel paradoxe, moi qui essai de contrôler ma consommation de nourriture lui n'est plus capable de manger.  Mon papa était un homme costaud, du genre à peser 210 livres pour ses 5'11'', la dernière fois que je l'ai vu il m'a dit peser 150 livres !!!!  C'est petit 150 livres pour un homme de cette grandeur.  Ça brise le cœur, ça brise mon cœur de le voir si petit et fragile.  Au village de mes parents quand quelqu'un me rencontre ils me disent tellement leur étonnement de voir un homme 'si capable' être devenu comme cela, encore un remarque qui me brise le cœur.

Demain ma mère veux aller voir un professionnel de la santé pour voir si quelqu'un pourrait aider mon papa.  Je n'ai pas trop espoirs, il a reçu 2 transfusions sanguines dans la dernière année.  Mon papa s'en va vers la fin, ce ne sera peut-être pas immédiat mais c'est vers là qu'il se dirige, pauvre lui ...
Dans la famille de Bel Amoureux on me demande toujours si mon papa va mieux.  C'est fait avec une bonne intention, mais chaque fois ça me brise le cœur, je dit haut et fort, mon papa s'en va vers la fin et ils me demandent encore la fois d'après.  Avouer ce que je viens juste d'écrire est très difficile, je ne veux pas le dire à chaque fois, alors j'ai passé par Bel Amoureux et il a fait passer le message que je ne veux plus qu'on me pose cette question, car je suis à l'envers pour toute la journée.

Aujourd'hui la Femme en Santé que vous connaissez n'en mène pas trop large, aujourd'hui j'ai fait aucun exercice, aujourd'hui j'aurais le goût de ce que l'on appelle le 'comfort food' (je ne l'ai pas fait, pas d'inquiétude), aujourd'hui au grand désespoirs de Bel Amoureux j'ai beaucoup pleuré ...  L'écrire ne règle rien, mais ça décharge mon trop plein d'émotions ...  J'imagine que demain ne pourra qu'être mieux ...

8 commentaires:

  1. Je te comprend tellement, moi c'est ma mère qui est malade. Je sais que ce n'est pas facile de les voir dépérir et de ne pouvoir rien faire. Je suis de tout coeur avec toi et comme tu as écris demain ne pourra qu'être mieux.
    Bonne journée

    Une lectrice habituellement silencieuse

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    1. Je suis contente de vous avoir délier les doigts les 2 lectrices silencieuses ...
      C'est vraiment difficile de voir ses parents dépérir. C'est certain que c'est un processus naturel, mais ça fait mal quand même.

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  2. Au même titre que la lectrice habituellement silencieuse,
    ma mère est également malade. C'est difficile, mais je te comprends.

    Courage.

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    1. J'ai répondu pour toi aussi dans le premier message ....

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  3. Ben à moins que le médecin n'ait confirmé que ton père allait mourir sous peu, je ne serais pas si certaine de ça. J'ai mon oncle qui avait l'air d'un mort-vivant, une maigreur à faire peur, des grands cernes autour de ses yeux creux, plus capable de se lever et de s'alimenter. La fin quoi. Quatre-vingt-neuf ans. Mais voilà que le doc décide de l'opérer, alors que l'autre doc le disait inopérable à cause de son âge et de sa grande faiblesse. Après l'opération, il avait encore plus l'air mort qu'avant mais tranquillement, il s'est mis à remonter la côte. Il mange, peu, mais il mange, il a recommencé à s'habiller et à se lever et comme il n'est pas encore fort sur ses jambes, il prend.... sa voiture! pour se déplacer, ce qui inquiète ma tante mais aide au moral de mon oncle. Tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir.

    Évidemment, chaque cas est différent. Ta mère, elle prend ça comment? Difficile de s'occuper d'un conjoint malade. Elle a de l'aide?

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    1. Bon mon papa a mangé une demi pomme hier et bu un peu de boost.
      Il a aussi vu le docteur hier. Je crois que le docteur va enclencher l'aide du CLSC. Il y a quelques années une situation similaire est arrivée et j'avais parlé avec le docteur et lui avait demandé d'envoyer de l'aide du CLSC mais apparemment c'est ma mère qui avait refusée. Le médecin m'avait dit cela d'un ton accusateur. Ma mère quant a elle dit qu'elle a seulement dit qu'elle ne pensai pas avoir besoin d'aide pour le moment ...

      Cette fois-ci je l'ai coaché un peu mieux. Je lui ai dit pourquoi tu ne les laisse pas faire et si tu n'aimes pas cela tu peux toujours arrêter. J'ai aussi dit que lors de ces visites elle pourrait prendre du temps pour elle et faire des commissions plus lentement tout en sachant que mon père aurait quelqu'un pour l'accompagner dans la maison.
      Mon papa a dit au médecin que ce n'était pas nécessaire de l'aide du CLSC car c'est ben ben propre dans leur maison. C'est quand même cute comme commentaire ...

      Ma mère est de la vieille génération, pour elle c'est presque normal de rester à la maison avec mon père. Elle elle fait ses maux croisés, elle prends des marches dans leur grande court, elle fait son vélo stationnaire et va à la messe quand elle peux le dimanche. Aussi la maison de mes parents est un endroit de rencontre. Chaque fois que j'y suis un ti-vieux ou un couple de ti-vieux passent pour les visiter, chaque fois ce sont des différents amis.
      Mes frère et ma sœur y vont plus souvent que moi, car ils habitent plus près, ils aident à leur manière.
      Mes neveux adultes y vont aussi, spécialement un qui aime aller visiter ses grands-parents, c'est cute de le voir.

      Merci de ton mot d'encouragement.

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  4. Oh! Ils ont beaucoup de visite? C'est très bon signe! Souvent, les personnes malades souffrent de solitude et le couple se referme sur lui-même. Tu as bien fait de leur "vendre" les bienfaits de recevoir de l'aide du clsc. Ce qui te fait le plus souffrir, j'ai l'impression, c'est de voir ton père actuel différent du papa fort et solide de ton enfance. Normal. Ta mère est un phénomène de résilience, elle sait se ménager du temps pour elle et fait même de l'exercice.

    Leur situation est meilleure que celle de plusieurs personnes qui vieillissent. Ils sont ensemble dans leur maison et ont de la famille et des amis. Faut voir le positif de la situation car il y en a!

    C'est vrai que c'est cute la remarque de ton père à propos du clsc et du ménage!!

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  5. La visite de leurs amis est courte. Car mon père se fatigue vite. Alors je pense que ce n'est pas une grande tâche pour les amis, ils arrêtent en passant. Quand j'y suis des fois c'est plus long, car ces amis m'ont vu grandir et soudainement ils réalisent que j'ai 43 ans et ils sont tous curieux de savoir ce qui se passe avec moi, même s'ils ont des nouvelles de mes parents.

    Tu as bien saisi ce qui me fait souffrir, oui ça me dérange de voir mon papa si faible. En plus j'arrête pas de me le faire rappeler par les gens que je rencontre, ils me disent tous c'est si triste pour un homme 'si capable'. À la radio il y a une annonce, de Midas je crois, il y a quelque chose de mal avec l'auto et le gars dit : ouin elle va me dire on va appeler mon père. Cette annonce passe souvent à la radio que j'écoute et ça me fait toujours un pincement. Car mon père était toujours là pour ses enfants, c'est maintenant les rôles inversés et je ne peux pas dire je vais appeler mon père pour de l'aide, mais des fois je lui dit que je suis correcte car il m'a si bien montré à me débrouiller.

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